Confidentialité
Rien de ce qui se dit ici ne sort d'ici. Le secret médical s'applique à l'ensemble de l'équipe, y compris à l'accueil, et aucun employeur ni aucune famille n'est informé sans l'accord explicite du patient majeur.
Il ne suffit pas d'ouvrir un lieu de soin. Encore faut-il que les gens sachent qu'il existe, qu'ils osent y venir, et que ceux qui les orientent — médecins, enseignants, gendarmes, employeurs — sachent quoi faire. Le CRFLD a été conçu pour tenir les deux bouts.
Le Centre Régional de Formation à la Lutte contre la Drogue est un établissement dédié à la prise en charge des addictions et à la formation des professionnels qui y sont confrontés. Il réunit sous un même toit ce qui est trop souvent dispersé : des soins médicaux, un accompagnement psychologique, un travail avec les familles, et un centre de formation professionnelle.
Cette réunion n'est pas un choix administratif, c'est une méthode. Les formateurs qui interviennent dans nos sessions sont les mêmes praticiens qui reçoivent des patients : ce qu'ils enseignent le lundi, ils l'ont vérifié en consultation la semaine précédente. Et les professionnels que nous formons deviennent, sur leur propre terrain, les premiers relais de détection — ceux qui orientent vers nous les personnes qui, autrement, ne seraient jamais venues.
Aucune personne accueillie ici n'est traitée comme un délinquant. L'addiction est abordée comme ce qu'elle est : une pathologie chronique, avec ses traitements et ses rechutes.
Un centre ne peut pas recevoir toute une région. En revanche, il peut outiller les milliers de professionnels qui, eux, croisent ces situations tous les jours.
Une famille qui comprend la maladie devient un appui thérapeutique. Une famille laissée dans l'ignorance devient, malgré elle, un facteur de rechute.
Ils ne sont pas décoratifs : ils déterminent la façon dont chaque patient est reçu, dès le premier appel.
Rien de ce qui se dit ici ne sort d'ici. Le secret médical s'applique à l'ensemble de l'équipe, y compris à l'accueil, et aucun employeur ni aucune famille n'est informé sans l'accord explicite du patient majeur.
Une rechute n'est pas un échec moral, et un patient qui repart avant la fin de son parcours garde la porte ouverte. Personne n'est renvoyé pour avoir replongé.
Les protocoles suivis sont ceux de l'addictologie contemporaine. Le sevrage est encadré médicalement, jamais improvisé, et les traitements reposent sur des données établies, non sur des croyances.
Les approches importées telles quelles échouent. Nos programmes tiennent compte des réalités sociales, familiales et économiques du contexte ouest-africain.
Médecins, psychologues, infirmiers, formateurs et travailleurs sociaux se réunissent chaque semaine autour des situations en cours. Le patient n'a pas à répéter son histoire à chaque interlocuteur.
Ces chiffres sont ceux communiqués par le centre. Ils doivent être confirmés et datés avant la mise en ligne définitive.
Des praticiens qui exercent, et non des profils sur une plaquette. Photos et biographies réelles à fournir par le centre.
Supervise l'ensemble des protocoles de soin et les décisions d'admission. Intervient également dans les formations avancées.
Conduit les thérapies individuelles et familiales, et anime les groupes de parole hebdomadaires.
Conçoit les programmes, coordonne les intervenants et pilote les sessions intra-entreprise.
Assure les analyses de dépistage et le suivi biologique des patients pendant et après le sevrage.
Un patient qui vit son séjour comme une punition abandonne. L'environnement fait partie du traitement.
Chambres individuelles équipées, espaces communs lumineux, surveillance médicale continue. Les visites de la famille sont encouragées, dans un cadre défini avec l'équipe soignante.
Tests de dépistage, analyses biologiques et suivi des constantes réalisés sur place. Les résultats sont disponibles en quelques heures, sans déplacement extérieur.
Espaces dédiés aux entretiens individuels, aux groupes de parole et aux séances familiales — insonorisés, sans vis-à-vis, pour que la parole circule sans crainte.
Salles modulables, auditorium pour les conférences publiques et espaces d'atelier pour les mises en situation professionnelles.
Réfectoire proposant des repas équilibrés et adaptés : la renutrition fait partie intégrante du rétablissement après une longue période de consommation.
Un standard tenu par des personnes formées à l'écoute, disponible jour et nuit. Pour beaucoup de patients, c'est par là que tout a commencé.
Institutions de santé, ministères, établissements scolaires, entreprises et associations : la lutte contre la drogue est une chaîne, et chaque maillon compte.
Nos journées portes ouvertes sont gratuites et sans inscription. Vous pouvez aussi demander une visite sur rendez-vous, seul ou accompagné.